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Choix du coach

Un pavé dans la mare du coaching en France

Eléna Fourès* Format 13,5 x 21 – 144 pages – Un livre publié par les Editions d’Organisation

la démarche ici est de présenter ce qui se fait de mieux pour l'entreprise et de le comparer avec ce que l'on peut trouver de mieux pour le particulier
IDEM PER IDEM est une société leader en Executive development & Board performance.

Fondée en 1995 et basée en France, IDEM PER IDEM intervient en Europe, en Suisse et Russie.

Sa mission est de répondre aux enjeux majeurs des dirigeants tels que la performance dans un contexte de mondialisation et la résolution des crises.

IDEM PER IDEM s'engage sur les résultats.
 cette société est basée sur le coaching  de dirigeants et coaching d'équipe

Voici un extrait de la revue de presse à la sortie du livre:


Comment choisir le bon coach ?

Petit traité des abus ordinaires
POINT DE VUE
Être coaché est devenu presque aussi courant que suivre une formation quelconque.

Cette banalisation comporte des abus graves car tout le
monde n'est pas capable d'être coach.
Pour éviter les déceptions, quelques mises en garde s'imposent.

D'une discipline réservée aux sportifs, le coaching est devenu une philosophie d'accompagnement individuel ou collectif qui se pratique aujourd'hui un peu partout:
dans l'entreprise bien .Or, mais aussi sur les plateaux de télévision ou dans certaines écoles. Il est même possible aujourd'hui d'avoir un coach à domicile, comme les stars ont leur impresario. Cette démocratisation, si elle témoigne d'un
succès sans précédent du coaching, comporte aussi des risques et
des abus, voire une banalisation des abus, comme en témoigne le livre d'Éléna Fourès, Petit traité
des abus ordinaires. Des formations au métier de coach existent,
il en existe même peut-être trop, mais ce qui manque encore à cette profession naissante, c'est un code de déontologie commun à tous et une reconnaissance officielle. N'importe qui peut s'autoproclamer coach aujourd'hui. Nul ne pourra vous empêcher de vous
lancer dans cette activité, quelle que soit votre formation universitaire
ou vos compétences.
Les coachs alimentaires, par opposition aux coachs par vocation, n'ont donc aucune difficulté à pratiquer un métier qu'ils ne maîtrisent pas parfaitement.
Parallèlement, n'importe quel cadre, ou presque, peut se faire prescrire - un coaching. Moyen de fidélisation, outil de développement, le coaching est souvent utilisé à bon escient, mais il ne se prête pas pour autant à toutes les situations, ni à tous les profils de cadres.


LA JUNGLE DU COACHING

Le coaching est initialement un outil de développement personnel qui doit aider l'individu à s'épanouir.


S'il est mal utilisé ou instrumentalisé, il peut aussi comporter
des dérives graves: promotions compromises, ambiance détériorée dans une équipe, plan de carrière modifié, tentatives de manipulations.

Nourrissant trop d'espoir dans cette pratique, certains ont été déçus. C'est que le coaching n'est pas une solution miracle, et comme le médecin, le coach n'a pas d'obligation de résultat, mais seulement de moyens.
Autrement dit, les attentes par rapport à un coaching
sont parfois disproportionnées et irréalistes: même un bon coach ne peut pas transformer un manager médiocre en un leader exceptionnel.

N'est pas coach qui veut

La profession de coach étant récente, son organisation est encore balbutiante.


Point d'organe collectif ou d'ordre des coachs, comme ce peut être le cas pour les médecins ou les avocats.

Certaines organisations existent pourtant, telle la Société française de coaching (SFC), mais n'ont pas encore la légitimité suffisante pour s'imposer comme des institutions de régulation. Tant qu'un effort de professionnalisation n'aura pas été fait, le coaching restera suspect et potentiellement nuisible. Jusqu'à présent, le seuil de tolérance collective ne semble pas encore avoir été atteint, du moins en France. Les DRH peuvent regretter qu'un coaching se soit révélé inefficace ou plus grave, nuisible, mais ces cas restent encore isolés, si bien qu'il n'existe pas vraiment de mouvement de contestation collective.
Or, c'est justement à cette tolérance des abus que compte s'attaquer Éléna Fourès : "Aujourd'hui en France, les cadres sont fréquemment abusés par les démarches que leurs directions décident d'enclencher, qu'elles soient collectives ou individuelles [...] S'ils savaient à quoi s'attendre et comment distinguer les abus, ils seraient plus vigilants -. Des dérapages à éviter Ces dérapages sont bien réels, même s'ils sont difficilement mesurables au premier abord. Affectant l'intellect et l'émotionnel, leur préjudice sur la carrière du coaché peut être grave : régression dans son parcours professionnel. voire licenciement. Ainsi, les cadres paient les pots cassés de certains coachs en herbe,davantage attirés par "appât du gain que par une réelle vocation. Ce sont souvent ces mêmes coachs qui, au lieu de jouer la carte de la sincérité,tentent de flatter leur client en acceptant tout de leur prescripteur,même les missions qui sont vouées à l'échec. Être prêt à tout n'est donc pas une forme de bravoure, mais plutôt un manque d'honnêteté vis-à-vis de l'entreprise, surtout un manque de respect pour la personne coachée. Avoir la capacité et l'intelligence de dire non reste une des plus grandes qualités d'un coach.



PRÉVENIR LES DÉRIVES

Pour discerner les abus des pratiques souhaitables, il convient tout d'abord de ne pas se tromper sur l'objectif du coaching.


Selon Elena Fourès, «l'objet du coaching est la performance des équipes et des personnes. Son but est de faciliter le mieux faire chez les personnes coachées. Et qui dit mieux faire, dit aussi mieux-être.

Le coaching est donc une démarche qui pousse à plus de maturité et à davantage de recul sur soi.
Son champ d'action est la matière humaine, c'est-à-dire les émotions, la subjectivité, autant d'éléments qui ne peuvent être manipulés qu'avec doigté.

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Des pré requis nécessaires

Éviter les abus , bien sûr.

Or par le choix minutieux d'un coach. Pour être à la
hauteur de sa mission, un coach doit disposer de certains actifs professionnels, parmi lesquels un niveau de culture générale élevé, c'est-à-dire au moins égal à celui des personnes qu'il prétend coacher. Idéalement, un coach doit être diplômé d'une grande école,à moins qu'il ne s'agisse d'un coach décalé" venant d'un univers autre que celui de l'entreprise, comme le sport ou la musique.
Cette première condition est loin d'être suffisante: un bon coach doit aussi avoir reçu une formations spécifique au coaching.
Il ne faut pourtant pas se fier aux diplômes de coaching qui ont fleuri ces derniers mois, en particulier sur le Net. Ce sont les outils dont dispose le coach qui permettent de déterminer sa qualité. Les plus fréquents sont la sémantique, la PNL (Programmation neurolinguistique),l'approche systémique ou les techniques de créativité.
A ces outils vient encore s'ajouter un niveau de développement personnel adéquat.
Comment apprendre aux autres ce que l'on ne possède pas soi-même?
Résistance,congruence et crédibilité sont les trois qualités majeures d'un coach,
or elles ne s'apprennent pas dans les écoles ou les centres de formations,mais bien sur le terrain.
L'expérience et une bonne connaissance du Monde de l'entreprise sont donc également nécessaires.
Le Coach pourra alors décrypter les mécanismes de l'organisation pour être à l'aise dans son milieu de travail.

Le coach par reconversion ou par compensation


Parmi les apprentis sorciers que compte la profession de coach, certains sont plus facilement reconnaissables que d'autres.

Premier profil: le coach par compensation. N'ayant pu accéder à une
fonction de DG, un ancien manager se convertit en coach pour DG.
Or, rien n'est pire qu'une vocation qui naît d'une frustration.

Devenir coach pour dirigeant est ainsi vécu comme une revanche. Impossible pour ce genre de coach de ne pas se projeter et s'identifier à son client, ce qui produit des résultats désastreux.
Dans la même veine, certains coachs ont tendance à soigner leur intérêt plutôt que celui du coaché,en utilisant ce dernier pour se rapprocher de la direction et en jouant sur l'échiquier politique de ('entreprise. Un jeu souvent dangereux pour le coach comme pour le coaché.

Deuxième profil: le psy reconverti.

Comparé au tarif d'une consultation en ville (50 à 150 euros),la rémunération d'une mission de coaching est certes plus alléchante, pouvant atteindre jusqu'à 500 euros de l'heure; mais là encore, les résultats sont souvent décevants car il s'agit bel et bien de deux métiers différents.
Et si le managera vraiment besoin d'un suivi psychologique, ce n'est pas à l'entreprise de le prendre à sa charge.


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Le coach alimentaire ou coach à
l'occasion

Troisième profil; le coach alimentaire, pour qui le paramètre financier prime sur le contenu de sa mission.

Ayant besoin de travailler, ce type de coach a rarement les moyens de refuser un contrat.

De fait, il se fragilise en ne travaillant qu'en fonction du chiffre qu'il pourra ramener à la fin du mois.
Sa survie professionnelle dépend alors de sa survie financière, ce qui peut le pousser à accepter n'importe quelle mission.
Outre ces différentes catégories,il existe des variantes subtiles, comme le rappelle Elena Fourès, « certains sont coachs par opportunité, à la faveur de la mode ou à la demande de leurs clients habituels s'il s'agit de consultants[...] ils confondent en fait le conseil et le coaching.»
La plupart du temps, ces coachs ne possèdent aucun des outils requis pour mener à bien une mission.
Mentionner sur leur carte de visite qu'ils font partie d'un organisme de coaching ne suffit pas à faire d'eux des professionnels dignes de confiance.
Leur culture métier est en outre incompatible avec celle du coaching qui nécessite une confidentialité des séances. Habitué, dans le cadre d'une mission de conseil, à restituer toutes les informations dont il dispose à l'entreprise, le consultant enfreint dans le cadre du coaching une loi essentielle.
De telles fuites d'information sont totalement contraires à la déontologie du coaching, elles empêchent d'ailleurs qu'une véritable confiance s'installe entre coach et coaché..

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